"La conspiration" de Paul Nizan.
Je suis en train de lire un roman de Paul Nizan de 1938. "La conspiration". (Prix interallié 1938).
J'avoue qu'il y a longtemps que je n'ai pas lu un tel roman.
Rosenthal est normalien , et appartient à la haute bourgeoisie juive du 16e arrondissement de Paris। Il entraîne ses camarades pour fonder une revue censée établir la synthèse entre le rêve et l'action, de voler et de livrer au PC, qui ne l’a pas demandé un plan militaire। Ces jeunes qui se veulent subtilement cyniques gardent en eux et c’est tout leur charme, une forte dose de naïveté ; ça devient plus qu’une aventure réussie et moins qu’une conspiration ratée। En même temps, le héros Rosenthal fait vivre au lecteur son éducation sentimentale। On plonge avec ce roman dans le milieu estudiantin de la rue Ulm entre deux guerres où ils n'étaient pas rares de voir les bons fils à papa comme les bons bourgeois gagnés aux idées marxistes.
Voilà ce qu'en dit Jorge Semprun dont j'apprécie les goûts littéraires.
“ Ce roman est un des plus intelligents, les plus subtils, de la littérature du XXe siècles. Auteur de pamphlets philosophiques, journaliste, romancier contemporain d'Aron, de Sartre, Paul Nizan fut sans doute le plus radical, le plus décidé dans son engagement intellectuel. En 1939, chroniqueur de politique étrangère au quotidien populaire "Ce soir", il désapprouve le pacte germano-soviétique et rompt avec le PC. Dès lors, la calomnie de ses anciens camarades s'acharnera sur lui, diffamant l'homme ignoblement, censurant son œuvre pendant des décennies.
Aujourd'hui, sorti de son enfer, ses livres sont une référence morale et littéraire indiscutable.”
Rosenthal est normalien , et appartient à la haute bourgeoisie juive du 16e arrondissement de Paris। Il entraîne ses camarades pour fonder une revue censée établir la synthèse entre le rêve et l'action, de voler et de livrer au PC, qui ne l’a pas demandé un plan militaire। Ces jeunes qui se veulent subtilement cyniques gardent en eux et c’est tout leur charme, une forte dose de naïveté ; ça devient plus qu’une aventure réussie et moins qu’une conspiration ratée। En même temps, le héros Rosenthal fait vivre au lecteur son éducation sentimentale। On plonge avec ce roman dans le milieu estudiantin de la rue Ulm entre deux guerres où ils n'étaient pas rares de voir les bons fils à papa comme les bons bourgeois gagnés aux idées marxistes.
Voilà ce qu'en dit Jorge Semprun dont j'apprécie les goûts littéraires.
“ Ce roman est un des plus intelligents, les plus subtils, de la littérature du XXe siècles. Auteur de pamphlets philosophiques, journaliste, romancier contemporain d'Aron, de Sartre, Paul Nizan fut sans doute le plus radical, le plus décidé dans son engagement intellectuel. En 1939, chroniqueur de politique étrangère au quotidien populaire "Ce soir", il désapprouve le pacte germano-soviétique et rompt avec le PC. Dès lors, la calomnie de ses anciens camarades s'acharnera sur lui, diffamant l'homme ignoblement, censurant son œuvre pendant des décennies.
Aujourd'hui, sorti de son enfer, ses livres sont une référence morale et littéraire indiscutable.”
Jorge Semprun.




1 commentaires:
Nizan, si tôt disparu, est un écrivain intéressant. Je n'ai pas lu cette conspiration, mais je vais réparer cet oubli !
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